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ART
DU PROCHE-ORIENT ANCIEN
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cours
de
Sabine Barbé
Atelier des Beaux Arts de la Ville de Paris - Vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir dans une nouvelle fenêtre |
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| Introduction chronologique | |
| -10000 ans | Epoque
Néolithique Les premiers villages : Natouf, Mureybet. Céramique : cultures d'Hassuna, Samarra et Halaf. |
| -5000 ans | Epoque
d'Obeid Développement de l'architecture et création du premier temple à Eridu |
| -3750 ans | Epoque
d'Uruk Naissance de la première ville à Uruk Apparition de la roue, écriture, comptabilité, sceaux-cylindres |
| -2900 ans | Epoque
Sumérienne : Dynasties archaïques, formation des "Cités-Etats" (Uruk, Ur, Eridu, Lagash). Héros légendaire Gilgamesh |
| -2340 ans | Epoque
Akkadienne : Naissance du premier empire par Sargon d'Akkad. Règne de Naram Sin |
| -2150 ans | Epoque
Néo-Sumérienne : Les Sumériens reprennent le pouvoir : roi-prêtre Gudea et Ur-Nammu |
| -1894 ans | Epoque
Babylonienne : Fondation de la première dynastie babylonienne. Règne d'Hammurabi qui édicte un code de 282 lois et textes juridiques |
| -900 ans | Epoque
Assyrienne : L'Assyrie domine le Proche-Orient et constitue un puissant empire. Règne d'Assurnazirpal II, Salmanazar III, Sargon II et Assurbanipal |
| -612 ans | Epoque
Néo-Babylonienne : Destruction de l'Assyrie et prise de Ninive par les Babyloniens et les Elamites. Règne de Nabuchodonosor II |
| -539 ans | Epoque
Perse : Prise de Babylone par Cyrus II le Grand et fondation de l'Empire perse |
| -331 ans | Prise de Babylone par Alexandre le Grand |
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| Epoque
charnière entre la préhistoire et notre époque : - Avènement de l'économie et de la production : domestication (chien, chèvre, mouton, porc, boeuf) et irrigation alors que pendant la préhistoire, la chasse et la cueillette prédominaient - Avènement de l'organisation sociale, politique et urbaine : distribution des fonctions, développement de l'art religieux et monarchique pour incarner les institutions - Invention de la roue, de l'écriture et de la comptabilité |
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| Géographie La Mésopotamie est le « Pays entre les Fleuves » (du grec : mesos « milieu » et potamos « fleuve »). Ces fleuves sont le Tigre et lEuphrate partis du haut massif arménien, traversant lAssyrie montagneuse avant de pénétrer dans la vaste plaine de Mésopotamie, arrosant la Chaldée et terminant leurs cours par un vaste delta et dans le Golfe Persique. Actuellement, la Mésopotamie se situe en essentiellement Irak et pour une faible part en Turquie et Arménie. En Mésopotamie, la pierre est rare. Cest la raison pour laquelle il ny subsiste aucune ruine imposante comme en Egypte et cela explique le fait que les archéologues naient commencé à sintéresser à ce désert que vers 1840. La Mésopotamie est la civilisation de largile, seul matériau dont les habitants pouvaient disposer autant quils le désiraient. |
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| Cartes de la région | |
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1.
Epoque néolithique |
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| Reconstitution d'une maison de Mureybet (-10000/-8300 ans, Syrie) | |
| Perles
dentales (1) Mortiers et pilon (2) (-10000/-8300 ans, civilisation Natoufienne, Syrie et Palestine) |
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| -8300/-7500
ans : Apparition de la production de subsistance Apparition des premiers "champs", cest-à-dire de concentrations artificielles de céréales au voisinage même du village. La pêche est abandonnée et les chasseurs poursuivent seulement certaines espèces animales (bufs et ânes sauvages) plus rentables alimentairement que les gibiers plus petits. Habitat : les maisons en fosses rondes persistent mais apparaissent de véritables murs de pierres ou de briques crues liées par du mortier, le tissu villageois, naguère assez lâche et dispersé, se resserre grâce à de nombreuses contiguïtés entre maisons voisines, le plan des maisons rondes se perfectionne et se divise, en multiples cellules que séparent des murets droits, tandis quà Jéricho apparaissent des constructions monumentales (tour ronde, "remparts") dénotant lexercice dun travail collectif, intéressant tout le village. Artisanat : premières poteries connues vers 7700 sur le moyen Euphrate (très petits vases, encore rares). Linvention de la terre cuite sert à façonner des petits objets géométriques (disques, cylindres) et surtout des figurines féminines, première apparition au Proche-Orient du thème de la déesse de la Fécondité qui connaîtra une vaste diffusion dans lOrient méditerranéen. La pierre polie reste dabord limitée à des objets non utilitaires (bâtons polis de Mureybet). Les premières haches polies napparaissent que vers 7600 sur les sites du moyen Euphrate. |
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| Figure féminine ou déesse de la Fécondité (-8000/-7000 ans, Calcite, civilisation Mureybetienne, Syrie) | |
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-7500/-6600
ans : Apparition des villages d'agriculteurs-éleveurs |
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| Statues d'Ain Ghazal (-6500 ans, Terre chaulée, Jordanie, Musée archéologique d'Amman et Musée du Louvre) | |
| Reconstitution du village de Çatal Hüyük (1) et d'un sanctuaire familial (2) (-6000/-5500 ans, Turquie) | |
| Déesse mère assise sur un trône de panthères (-6000/-5500 ans, Çatal Hüyük, Turquie) | |
| Figurine
de femme assise (-6000/-5500 ans, Argile lissée, 6,65
cm x 5,70 cm, Anatolie, Turquie, Musée du Louvre) |
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| Ces statuettes traduisent l'importance attachée à la figure de la femme, et davantage à ses attributs sexuels : seins et ventre lourds, hanches larges, cuisses et fesses énormes sont autant de traits qui évoquent la fécondité féminine. Ces figurines symboliques matérialisent un mode de pensée nouveau pouvant correspondre à l'apparition des sociétés agricoles. Les hommes, passés du statut de chasseur-cueilleur à celui d'agriculteur, sont désormais confrontés à des soucis nouveaux et si la femme a toujours été la garante de la pérennité de la vie du groupe humain, elle symbolise aussi désormais la fertilité de la terre nourricière. Ces figurines étaient probablement utilisées lors de rites magiques visant à assurer cette fécondité, source de toute vie, mais il est peut-être prématuré d'y voir les premières représentations d'une divinité suprême, d'une déesse-mère à laquelle un culte aurait été rendu. | |
| -5800/-4500
ans : Apparition de la céramique 3 cultures du bassin mésopotamien sont représentatives de la culture de l'ensemble du Proche Orient : les cultures d'Hassuna, de Samarra et de Halaf. |
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| Céramiques "archaïque" peinte (1) et Céramique "standard" peinte (2) de Hassuna (-5800/-5500 ans, Irak, Musée de Bagdad) | |
| Céramique
dite "archaïque" composée de grosses jarres arrondies
(hauteur pouvant atteindre 1,20 m.), argile grossier, couleur fond beige
ou rouge, décoration à partir de motifs très simples
(lignes, triangles, hachures, quadrillages), parfois traits de peinture
rouge. Céramique "standard", même formes et dessins que la précédente céramique mais traits de peinture plus épais, rouges ou bruns, décoration étendue et facture habile, incisions sur l'argile fraîche recouvrant la totalité du vase. |
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| Figures féminines de Hassuna (-5800 ans, Irak, Terre cuite (1), Albâtre(2)) | |
| Coupes
peintes de
Samarra (-5600/-5000 ans, Terre cuite, Irak, Musée de Bagdad) |
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| Une belle céramique, fond beige clair, grands plats richement décorés de motifs symboliques à caractère religieux au travers de dessins d'animaux, de silhouettes humaines, d'oiseaux, de poissons dont la disposition au centre ou en cercle autour du plat a une signification cultuelle. | |
| Céramiques de Halaf (-5400/-4500 ans, Terre cuite, Syrie, British Museum (1), Argile, Musée de Bagdad (2)) | |
| Certainement la plus belle poterie polychrome de la période protohistorique du Moyen-Orient, réalisée à la main à partir d'argile ferrugineuse. Le fond est couleur crème ou légèrement rosé. A l'origine, motifs rouges et noirs puis polychromes couvrant la totalité du vase, dessins symboliques (triangles, carrés, damiers, croix, festons d'animaux, personnages stylisés), expression d'un idéal religieux avec au centre la représentation d'une divinité (principe de vie) entourée d'animaux délétères (principe de mort). | |
| Figurine féminine de Halaf (-5000 ans, Terre cuite, Syrie, British Museum (1), Musée du Louvre (2)) | |
| Figurine féminine représentée nue, assise, les bras repliés autour des seins, dans une position évocatrice de l'enfantement. Des lignes de peinture brune barrent le corps. Tandis que la tête est à peine ébauchée, que les mains et les pieds sont absents, les attributs de la féminité, que sont les hanches et les seins, apparaissent en revanche fortement marqués. La mise en avant de ces caractères évoque clairement la représentation d'un principe de fécondité sous les traits de la figure féminine de la "déesse-mère". Garante du renouvellement régulier de la vie, celle-ci ne pouvait que jouer un rôle majeur dans une société désormais fondée sur la production de ressources naturelles. | |
| Reconstitution de maisons de Halaf (-5400/-4500 ans) | |
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| 2. Epoque d'Obeid | |
| De
-5000 ans à -3750 ans : La culture d' Obeid (ville du sud) s'étend sur toute la Mésopotamie. C'est lors de cette période que les fondements de la civilisation urbaine sont établis : larges courants d'échanges commerciaux et architecture monumentale à plan tripartite. Habitat : les habitations sont de grands bâtiments dont les nombreuses pièces s'organisent sur le mode tripartite : deux appartements privés latéraux (vraisemblablement deux couples de générations différentes) et un hall central communautaire. Les maisons comportent une terrasse, l'extérieur est décoré de niches et redans. Le site d'Eridu est le plus important. On y trouve un cimetière proto historique (hors de l'agglomération) et un "palais". Artisanat : grande production de très belles poteries à Suse (sur le site de Tepe-Sialk). Les progrès sont rapides grâce à l'invention du tour qui permet de multiplier les formes et d'obtenir une pâte fine. Les pots sont recouverts d'une peinture noire ou blanche. Développement de la métallurgie du cuivre réservée à l'élite à Suse : miroirs ronds. Art : apparition de statuettes représentant des hommes avec les bras repliés, en signe de prière. A Tepe-gawra, on voit apparaître la glyptique (sceaux et cachets) avec des représentations du "maître des animaux" domptant des animaux. Les figurines trouvées à Ur ont les attributs féminins très marqués et le visage ébauché avec une indication de chevelure avec du bitume. Préfiguration d'un motif fréquent à Suse : le "roi-prétre". |
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| Figurine
féminine d'Obeid (-4700/-4200
ans, Terre cuite peinte, Tello, Irak, 6,2 cm x 3,3 cm, Musée du Louvre) |
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| Sceau
aux quadrupèdes (-4500/-3600
ans, Chlorite, 3 cm, Metropolitan Museum of Art New York) |
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| Figurine d'une femme enceinte ou la "Vénus Beersheba" (-4500/-3500 ans, Ivoire d'hippopotame, 12 cm, Beersheba, Israel, The Israel Museum) | |
| Céramiques
peintes
d'Obeid (-4200/-3700 ans, Ur, Irak, British Museum) |
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| Coupe
avec représentation humaine (-4200/-3800 ans, Terre cuite peinte en brun, 10,6 cm x: 22,3 cm, Suse, Iran, Musée du Louvre) |
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| Représentation très stylisée d'"animaux-peignes", trois oiseaux, un scorpion, des canaux d'irrigation et des emblèmes en forme de bêche.Le personnage masculin au corps très géométrique est, avec ses bras écartés, dans la position d'un Maître des Animaux. Il personnifie peut-être un génie qui règne sur l'agriculture et l'élevage. Dans ce monde qui produit la vie, la mort n'est pas absente puisqu'un scorpion apparaît pour la donner. | |
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Boisseau à décor déchassiers, de chiens et de bouquetins (-4200/-3500 ans, Suse, Iran, Terre cuite peinte, 28,9 cm, Musée du Louvre) |
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| Ce
boisseau appartient à un mobilier funéraire déposé
dans les sépultures. Il servait de réceptacle aux os du défunt.
Les grands boisseaux contenaient les os longs et les coupes contenaient
les os ronds. Frise d'animaux typiquement orientale : traits fins, chiens du désert, échassiers Forme à la fois figurative et abstraite (stylisation) du bouquetin. |
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Mouflon (-4200/-3800 ans, Suse, Iran, 5,90 cm x: 6,50 cm, Musée du Louvre) |
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| Figurine représentant la Déesse Mère (-4000 ans, Terre cuite, Ur, Irak) | |
| Reconstitution d'une habitation (1) et du temple d'Eridu (2) (-4000/-3500 ans, Eridu, Irak) | |
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| 3. Epoque d'Uruk | |
| De
-3750 ans à -2900 ans : Habitat : naissance de la première ville. Le site d'Uruk au sud de la mésopotomie (sud de l'Irak) est le plus important centre urbain de cette période à léchelle mondiale. Il a toutes les caractéristiques d'une ville : existence d'un urbanisme avec des quartiers (un quartier dédié à la déesse Inanna et un autre dédié à Anu, dieu du ciel), des rues, des habitations du "roi-prétre", des habitations résidentielles, des zones artisanales. La ville était probablement fortifiée, et disposait dune architecture monumentale imposante. Les murs des temples sont parfois peints, ou bien décorés avec des cônes dargile peints formant une mosaïque. Outils : apparition de la roue, la voile, le tour du potier, laraire et lutilisation de la brique cuite et du bitume en architecture. Artisanat : dévelopement d`une céramique au tour, de plus en plus utilitaire et produite en grande quantité. Le modèle le plus répandu de cette époque est celui des "bols à bords biseautés" qui se retrouve dans toute la zone dexpansion de la civilisation dUruk. Pour les banquets funéraires ou liturgiques on disposait même de vaisselle jetable. Développement de la glyptique avec l'apparition de sceaux cylindres (scènes de la vie quotidienne, ou de chasse, de guerre, d'autres scènes représentent des animaux, parfois dans des attitudes humaines, scènes mythologiques) et de moyens comptables avec les boules à calculi et les tablettes numérales. Art : développement de la sculpture sur pierre avec des statues en ronde bosse de petite taille, représentant des divinités ou bien un "roi-prêtre", bas-reliefs, stèles, jarres, vases, coupes, abreuvoirs, plaques murales aux scènes pastorales. Ecriture : vers -3300, invention de l'écriture pictographique et idéographique (opérations administratives et comptables, listes systématisées de caractères). Les pictogrammes sont des dessins facilement compréhensibles figurant des objets, des végétaux, des éléments de la nature, des parties de corps dhomme et danimaux. On connaît aujourdhui quelque 1500 signes pictographiques. Les pictogrammes sont remplacés pour des raisons techniques par des idéogrammes imprimés sur largile par le calame. Lutilisation de segments de droites en forme de coin fait perdre au dessin son réalisme primitif pour déboucher sur labstraction. L'écriture deviendra ensuite phonétique. |
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| Calice à décor de léopards (-3800/-3000 ans, Céramique peinte, 28 cm x 29 cm, Tepe Sialk, Iran, Musée du Louvre) | |
| Céramique
peinte (-3500 ans, Tepe Sialk, Iran, Musée de Téhéran
(1), Metropolitan Museum of Art de New York
(2)) |
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| Contraste entre le fond clair et les motifs géométriques sombres. Stylisation de l'animal | |
| Détail d'un mur du Temple d'Inanna (-3500 ans, Uruk, Irak) | |
| Murs décorés par des cônes de différentes couleurs (rouge, noir, blanc, gris) plantés dans le mur et formant ainsi un sorte de mosaïque de couleurs créant des motifs géométriques. | |
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Personnage masculin (-3500 ans, Ivoire d'hippopotame, 24,8 cm x: 47 cm, Beersheba, Israel, Musée du Louvre) |
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| Pichet avec animaux en relief (-3500/-3200 ans, Pierre, 21.5 cm, Uruk, Irak, Musée de Bagdad) | |
| Statue du roi-prêtre (-3300 ans, Albâtre, 18 cm, Uruk, Irak, Musée de Bagdad) | |
Statuette de roi-prêtre (-3300 ans, Calcaire, 30 cm, Uruk, Irak, Musée du Louvre) |
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Le
port de la barbe en collier et celui du bonnet rond à large bord
caractérisent traditionnellement l'appelation "roi-prêtre".
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| Orant (-3300 ans, Albâtre, Suse, Iran, 11,5 cm, Musée du Louvre) | |
| Stèle au roi-prêtre chassant le lion (-3300/-3000 ans, Diorite noire, 80 cm, Uruk, Irak, Musée de Bagdad) | |
| Fragment d'un bol avec une frise en relief de taureaux (-3300/-2900 ans, Steatite, chlorite, 9.5 cm x 11.7 cm, Uruk, Irak, Metropolitan Museum of Art de New York) | |
| Le
vase de Warka (-3300/-3000
ans, Albâtre, Uruk, Irak, Musée de Bagdad) Warka est également le nom d'Uruk |
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| Pendeloque
en forme de chien (-3300/-3100 ans, 15 cm x 14 cm, Or, Suse, Iran, Musée du Louvre) |
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| Boule
à Calculis (-3300 ans, Argile légèrement
cuite, 6,5 cm, Musée du Louvre) |
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| Les
calculi sont des petits jetons de terre cuite de formes et de tailles différentes
selon leur valeur. Ces jetons impriment des petites marques (trous) sur une boule creuse en argile dans laquelle ils sont ensuite emprisonnés. La valeur des marchandises transportées est donc à la fois écrite sur la boule et correspond au nombre de calculi présents dans la boule. Cela permet de vérifier que les transactions commerciales sont exactes une fois les marchandises arrivées à destination. Mais ce contrôle ne peut se faire qu'une fois, lorsque la boule est cassée. |
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| Tablette
d'argile portant des pictogrammes (-3300 ans, Musée du
Louvre) |
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| La boule « saplatit » et devient une tablette sur laquelle sont gravés des pictogrammes représentant la nature de la marchandise : épis de blé, animaux, | |
| Sceau-cylindre du roi-prêtre (-3200 ans, Uruk, Irak, Musée du Louvre) | |
| Ces
cylindres en pierre mesurent 3 à 6 cm de diamètres gravés.
En les roulant sur des tables d'argile, ils reproduisent des images (avant
l'écriture) : bétail (marque de propriété),
représentation des dieux, de combats
En raison de la carence de pierres dans la région de Mésopotamie, l'usage des pierres est très limité. |
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| Taureau à genoux portant un vase (-3100/-2900 ans, Argent, 16.3 cm, Iran, Metropolitan Museum of Art de New York) | |
| La
dame de Warka (-3000 ans, masque en marbre transparent, 20 cm,
Uruk, Irak, Musée de Bagdad) |
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| Arcade sourcilière creuse ou remplie de pierre ou de plomb. Yeux creux où devaient se loger des pierres ou coquillages (Lapis-lazulis) | |
| Représentation du Temple sur terrasse dédié au dieu du Ciel An (-3000 ans, 22,30 m x 17,50 m, Uruk, Irak) | |
| Représentation du Temple dédié à la déesse Inanna (-3000 ans, Uruk, Irak) | |
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| 4. Epoque Sumérienne | |
| -2900 ans à -2340 ans : | |
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Dieux
Sumériens : Les hommes furent conçus pour servir les dieux. Dans un univers aussi fortement théocentrique, lhomme ne pouvait occuper quune place modeste. Il existe différentes versions : - Lhomme fut formé du sang de deux dieux immolés. - Lhomme est pétri dans de largile : les dieux ont du mal à se procurer leur nourriture. Pour faire face à ce problème, Enki, sous linstruction de sa mère, fait pétrir les hommes, à limage des dieux, dans de largile. Après sa mort, lhomme nest plus quune ombre impuissante errant dans les ténèbres lugubres des Enfers, où la vie nest quun misérable reflet de la vie terrestre. Ces enfers sappellent Kur, cest lespace vide qui sépare lécorce terrestre de la Mer primordiale. Les ombres des hommes y arrivent après avoir traversé un fleuve dans une barque, sous la conduite dun homme. Age d'or, déluge et âge héroïque : A
l'âge d'or, lhumanité connaissait labondance
et la paix et adorait Enlil. On ny souffrait de nulle maladie, de
nulle mort. Les humains y auraient parlé la même langue.
Les rois régnaient alors depuis des dizaines de milliers d'années,
et auprès des dieux. La royauté à d'abord appartenu
à Eridu, puis à d'autres cités dont Shuruppak où
selon la tradition s'est produit le déluge. La chute aurait été
causée par le caprice dEnki, gêné dans son sommeil
par le tumulte des hommes. Gilgamesh est dur et intransigeant. À la demande de ses sujets, la déesse Anunu lui confectionne avec de largile un double hirsute mais bon, Enkidu, quil rencontre en duel. Au terme du combat, tous deux comprennent leur complémentarité et sallient pour accomplir de grands exploits. Mais Enkidu meurt et Gilgamesh, au comble de la tristesse, part à la recherche du secret de l'immortalité auprès dUta-Napishtim, qui lui fait létrange récit dun déluge. Au moment de partir il lui révèle l'existence d'une plante de jouvence. À peine Gilgamesh a-t-il pu se procurer la plante quil se la fait dérober par un serpent et comprend quil nest pas dans la nature de lhomme de vivre immortel. Une telle quête est vaine et lon doit profiter des plaisirs quoffre la vie présente. |
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| Dieu des eaux (Enki ou Ea dans le panthéon assyro-babylonien) | |
| Déesse de la terre (Ki ou Ninhursag dans le panthéon assyro-babylonien) | |
| Dieu du soleil (Utu Babba ou Shamash dans le panthéon assyro-babylonien) | |
| Dieu de de la justice, il est représenté par le Soleil et symbolisé par un disque solaire. On le considérait comme le dieu de la justice, car de sa position dans le ciel il pouvait voir tout ce qui se passait sur la terre. C'est probablement pour la même raison qu'on le considérait aussi comme le dieu qui connaissait l'avenir et qui pouvait le révéler à l'humanité au moyen des entrailles d'un mouton sacrifié. Ce rôle l'impliquait directement dans les décisions politiques et sociales prises par les rois. Il dicte lui-même aux rois les lois équitables. Son symbole est un disque orné d'une étoile à quatre branches séparées par des faisceaux de rayons ondulés. Il est caractérisé sur des monuments et des cylindres par des flammes qui s'élèvent au-dessus de ses épaules. La légende dit qu'il épousa "Ishtar" (Innana) sa soeur. | |
| Déesse de Vénus (Inanna ou Ishtar dans le panthéon assyro-babylonien) | |
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Pour
les Sumériens : elle est la reine des cieux, étant symbolisée
par une étoile dans un cercle, par la planète Vénus
et représentée avec un arc, une flèche et un lion.
Inanna était avant tout renommée pour être la déesse
de la liberté et de l'indépendance personnelle, sans oublier
bien sûr son titre de déesse de l'amour. Elle était
la déesse des "immigrants" qui se rendaient à
Babylone. Selon un certain nombre d'historiens instruit du contenu de
tablettes cunéiformes Sumérienne, elle n'avait jamais été
mariée, n'avait jamais conçu d'enfant et ne pouvait prétendre
être une "déesse mère" d'où serait
issu le culte marial mais plutôt la promotrice de toutes les formes
de sexualité, incluant toutes les perversités possibles.
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| Déesse
de la lune (Nanna ou Sin dans le panthéon assyro-babylonien) |
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| Père de Utu Babba et Inanna, il mesure le temps et c'est à lui de faire se terminer dans les soupirs et dans les larmes les jours, les mois et les années des rois coupables. Son symbole est le croissant lunaire. Ses villes saintes étaient Ur. | |
| Reconstitution du temple du dieu Enlil (-2800 ans, Nippur, Irak) | |
| La cité de Nippur (160 km au sud-est de Bagdad), où réside le dieu principal de la religion, Enlil, est de ce fait considéré comme une ville sainte, la capitale religieuse de Sumer, centre du "pays" (et elle est effectivement située entre Sumer et Akkad). Nippur est le site qui a livré le plus de tablettes cunéiformes : on en dénombre 30000. | |
| Orants
(-2700 ans, Albâtre, 14,5 cm, Suse, Iran, Musée du Louvre (1) ; Pierre noire, 43 cm, Khafaje, Irak, Musée de Bagdad (2) ; Gypse, bitume, nacre, calcaire, 72 cm et 59 cm, Tell Asmar, Musée de Bagdad (3)) |
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Les orants étaient déposés dans les temples, ils représentaient leurs propriétaires. Ce couple (3) devait certainement se trouver devant la statue d'une divinité, celle du dieu Abu, dieu de l'écriture. |
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| Reconstitution du temple ovale de Khafaje (-2700/-2600 ans, Khafaje, Irak) | |
| A lintérieur dune double enceinte ovale de 100 m sur 70, pourvue dun bloc dhabitation et de dépendances, sélève une terrasse qui supportait sans doute un temple. | |
| Les
tombes royales d'Ur : Les tombes royales ont livré de nombreux objets précieux : vaisselle de luxe, armes finement réalisées, char de trait, colliers, coiffes et autres objets divers. Ces objets étaient réalisés en cornaline (silice translucide cristallisée rouge-orangé), or, argent, lapis-lazulis (pierre fine d'un bleu azur) grâce à des techniques d'orfèvrerie élaborées : filigranne (fil soudé), repoussé (feuille en relief) et granulation (grain). Autour des défunts sentassent également tout un peuple de serviteurs et de valets, victimes probables dun suicide collectif, et enfin des animaux de trait. |
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| Lyre
(-2600 ans, bois, or, lapis-lazuli, Ur, Irak, Musée de Bagdad) |
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| Cette lyre est un des plus anciens instruments de musique. Elle est décorée d'une tête de taureau incrustée d'une plaque représentant des animaux mythiques : bélier debout sur l'arbre de vie, affrontement de deux animaux (thème récurrent en Orient). Les personnages peuvent être mi-hommes, mi-animaux (idée de fabuleux). | |
| Bouquetin agrippé à un buisson (-2600 ans, 42 cm, bois plaqué d'or, lapis-lazuli, argent, nacre, Ur, Irak, Musée de Bagdad) et Colliers de longues perles (-2600 ans, Ur, Irak, Musée de Bagdad) | |
| Coiffes
(-2600
ans, or, Ur,
Irak, Musée de Bagdad) Représentation du chignon et des bouclettes |
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| Casque
d'apparat
(-2600 ans, Or, Ur, Irak, Musée de Bagdad) et Tête de taureau (-2600 ans, Cuivre, Ur, Irak, Musée de Bagdad) |
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L'étendard d'Ur (-2550 ans, Mosaïque de coquille, nacre, lapis-lazuli, calcaire rouge, bitume, 20 cm x 47 cm, Ur, Irak, British Museum) |
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| Pupitre
sur le thème de la guerre et la paix : Dans la partie consacrée à la guerre (face recto) : chars à 4 roues, vêtements de laine de mouton, personnages animés (grands yeux). Les ennemis gisent au sol, les prisonniers défilent et paient le tribut. Le roi est représenté en grand pour marquer son importance. Dans la partie consacrée à la paix (face verso) : représentation de la hiérarchie sociale (les hommes de pouvoir sont grands et assis), sacrifice d'animaux après la guerre, des personnages portent des sacs et conduisant des bêtes, signe de l'opulence du royaume. Cette mosaïque est propagandiste pour le souverain. |
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| Figurine débout du Dieu du vent Enlil (-2550 ans, Pierre, 27,5 cm, Musée de Bagdad) | |
| Statue
d'Ur-Nanshe (-2520 ans, Mari, Syrie, Musée de Damas) |
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| Geste de la prière, assis sur un couffin en osier. On trouve le nom du commanditaire sur le dos de la statue. | |
| Relief
d'Ur-Nanshe, roi de Lagash (-2550/-2500 ans, Calcaire, 40 cm x 47 cm, Tello, Irak, Musée du Louvre) |
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| Commémoration
des constructions du roi Ur-Nanshe ici représenté comme un
ouvrier-bâtisseur, portant le couffin à briques devant sa famille,
puis assis pour banqueter. Ur-Nanshe, fondateur de la dynastie de Lagash, se consacra à bâtir, restaurer et embellir de nombreux temples, sassurant ainsi de limmuable gratitude des dieux. Il se met en scène, non pas en guerrier mais en pieux et fidèle roi-bâtisseur, participant physiquement à lélaboration des édifices. Sur le relief est mentionné la lointaine provenance du bois utilisé, soulignant le souci du monarque de célébrer les divinités avec des matériaux rares, fournis par de fréquents échanges internationaux. La prospérité de lépoque est effectivement liée à un commerce intense avec le Golfe, lInde et les pays montagnards. |
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| Tablette d'argile portant des nombres en écriture cunéiforme (-2500 ans) | |
| L'écriture pictographique évolue vers une forme simplifiée, dite cunéiforme. | |
| Stèle
des Vautours (-2400 ans, Tello, Iraq, Calcaire, 180 cm x 130
cm, Musée du Louvre) |
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| La
stèle comporte deux faces : historique et mythologique. - La face historique illustre le combat victorieux du souverain de Lagash à la tête de ses troupes : l'armée piétine les ennemis, dévorés par les vautours. Le souverain a l'épaule dénudée avec un habit de laine, les soldats portent le casque. Les soldats tués au combat sont enterrés (représentation des ouvriers qui portent des sacs de pierre et de sable et construisent des sépultures). - La face "mythologique" évoque la dimension religieuse de la victoire obtenue grâce à la protection du dieu Ningirsu (il retient prisonniers les Elamites. Le dieu représente sans doute le prince Eannatum qui vainquit l'Elam, mais aussi Ur, Uruk et Mari). Ainsi, pour la première fois dans liconographie, les thématiques profane et religieuse sont clairement distinguées. Il sagit là du plus ancien bas-relief narratif historique connu. |
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| Statue
d'Ebih-Il (-2400 ans, Albâtre, coquille, lapis-lazuli,
bitume, 52,5 cm, Mari, Syrie, Musée du Louvre) |
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| Cet orant aux yeux énormes et hypnotiques prie pour la déesse Ishtar. | |
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| 5. Epoque Akkadienne | |
| De
-2340 ans à -2150 ans : -2340 ans : règne de Sargon d'Akkad (premier roi de la dynastie d'Akkad). Il fonde l'empire d'Akkad (ou Agadé) en unissant les villes du nord et en soumettant les Sumériens (au sud), leurs voisins de l'Elam et toutes les grandes cités comme Mari (en contrôlant notamment les voies d'eau jusqu'au Golfe Persique). Il devient le premier "unificateur" de toute la Mésopotamie. Sa supériorité militaire se fondait sur une nouvelle tactique de guerre de mouvement avec javelots, arcs et flèches contre la lente et lourde phalange sumérienne aux longues lances et aux grands boucliers. Entre Kish et Babilim (la future Babylone), il fit construire sa "nouvelle capitale royale Agadé" avec son immense palais et ses doubles remparts de fortifications, de nombreux temples, le principal étant voué à Ishtar, le déesse protectrice de la dynastie d'Akkad. Comme cette ville se situe sur l'ancien tracé de l'Euphrate, il fit agrandir le port afin de pouvoir y accueillir tous les navires de l'époque en provenance du Golfe Persique. -2279 ans : règne de son fils Rimush, puis Manishtushu en -2270. Ce dernier conquit les rives du golfe arabo/persique et les villes qui s'étendent du Qatar jusqu'au pays d'Oman en Arabie. -2254 ans : règne de Naram-Sin qui se fit appeler "le dieu d' Agadé" et "Roi des Quatre Régions"(c'est-à-dire de tout le monde connu), ce qui traduit une ambition de domination universelle, jusqu'alors absente de l'idéologie royale mésopotamienne. Il ordonna de faire précéder son nom sur les tablettes du signe de l'étoile (signe distinctif des dieux) et dans les représentations, il porte la tiare à cornes, attribut des dieux : le roi est donc d'une essence divine. -2193 ans : le royaume sombra dans l'anarchie et pour 91 années les envahissseurs Gutis devinrent les maîtres du pays. Politique : Sargon élimine le système des cités-États et instaure pour la première fois dans l'histoire du Proche-Orient un véritable grand empire : les anciens dynastes des cités-États mésopotamiennes sont remplacés par des gouverneurs, acquis à la cause de la dynastie d'Akkad ; les régions soumises perdent leur indépendance. Ce nouvel empire entraîne un grand changement dans la conception de la fonction du souverain. Auparavant lié au cadre de la cité-État, celui-ci avait un rôle limité. Avec la constitution d'un vaste empire sous la dynastie d'Akkad, le souverain prend une nouvelle dimension : universelle et divine, particulièrement sous le règne de Naram-Sin. Cependant, l'expérience pour administrer un si grand ensemble manque, l'empire d'Akkad semble sous-administré, ce qui explique en partie pourquoi il s'est si vite affondré après la fin des grandes conquêtes. Art : Sargon d'Akkad modifie l'art en donnant une plus large part à l'individualité, plus de détail et de réalité dans les représentations. La sculpture est surtout représentée par des stèles de victoire et des sculptures fabriquées en série au profit d'une propagande vantant les mérites du roi et de son régime. Seule la stèle de Naram-Sin est restée intacte. L exploitation des carrières de chlorite verte ou noire et de la diorite à Oman suscita lessor dun art qui jouit dune extrême faveur en Mésopotamie. Les sceaux-cylindres akkadiens traitent de récits mythologiques, mettant en scène les aventures des divinités sémites : Shamash (Soleil), Sin (Lune), Ishtar (Amour et Guerre). Les graveurs akkadiens ont cependant continué à représenter les exploits des héros Gilgamesh et Enkidou et les combats de fauves qui demeureront les thèmes de prédilection du Moyen-Orient à toutes les époques. |
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| L'Empire Akkadien (-2340/-2150 ans) | |
| Tête de Sargon (-2340 ans, Ninive, Irak) | |
| Stèle de victoire fragmentaire de Sargon d'Akkad (1) (-2340/-2279 ans, Diorite, 46,20 cm x 35 cm, Sippar, Irak, Musée du Louvre) et Stèle des esclaves (2) | |
| Un guerrier d'Akkad, l'arme sur l'épaule, pousse devant lui les ennemis faits prisonniers au cours de la bataille. Le modelé sculptural des corps nus prouve les nouvelles recherches tendant vers plus de naturalisme, ce qui est la marque de l'art de cette époque. Sargon inaugura un art officiel dont la victoire royale était le thème favori, celui-ci s'illustrant sur des stèles exécutées en série dans les ateliers royaux. Ces monuments, en forme de gros blocs légèrement pyramidaux, étaient déposés dans les temples des principales villes de l'empire. Ces roches étaient importées de très loin, ce qui rehaussait leur prestige et conférait encore plus de valeur au monument. | |
| Stèle
de Naram Sin (-2250 ans, 2
mètres, retrouvée à Suse, Iran, Musée du Louvre) |
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| L'uvre
est narrative : il monte dans la montagne après avoir terrassé
ses ennemis. Symboliquement, il monte vers la victoire et entre en contact
avec les dieux représentés par des étoiles. Naram-Sin semble avoir été le premier souverain à associer le signe divin (létoile) à son nom et à se coiffer de la tiare à corne divine. De même, on l'appelle « dieu d'Akkad » et on prête serment par son nom. Ces pratiques, par leur côté sacrilège, contribuent sans doute à sa mauvaise renommée. Mais il sagit dune conception nouvelle du pouvoir royal. |
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| Vase Akkadien (-2250 ans) | |
| Sceau-cylindre
(-2250 ans, Pierre, Musée du Louvre) |
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| Représentation du dieu des eaux Enki (Ea) et son vizir biséphale Usmu et ses acolytes. | |
| Sceau-cylindre d'Ibni-sharrum et son empreinte (-2217/-2193 ans, Serpentine, 3,9 cm x 2,6 cm, Musée du Louvre) | |
| Ce sceau, qui appartenait à Ibni-sharrum, scribe du roi Sharkali-sharri, fils et successeur de Naram-sin est l'un des exemples les plus significatifs de la perfection atteinte par les graveurs à l'époque d'Agadé. Deux héros nus et chevelus, strictement symétriques, sont représentés à demi agenouillés. Chacun d'eux tient un vase aux eaux jaillissantes, tel un symbole de fertilité et d'abondance ; c'est aussi l'attribut du dieu des flots, Enki-Ea. Deux buffles viennent s'y abreuver. | |
| Sceau-cylindre
(-2200 ans, Jade néphrite, Akkad, Irak) |
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| Représentation du dieu des eaux Enki (Ea) et son vizir bicéphale Usmu. Devant lui le dieu-soleil Shamash émerge de la montagne avec Ishtar à sa gauche. | |
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| 6. Epoque Néo-Sumérienne | |
| -2150
ans à -2000 ans : -2150 ans : les Sumériens profitant d'une attaque des montagnards Gutis contre les Akkadiens (Agadé) reprennent le pouvoir. -2141 ans : règne du roi-prêtre Gudea à Lagash. Il fait construire une vingtaine de temples à Ur, Nippur, Adab, Uruk et Bad-Tibira. Le plus important est celui de Girsu. -2112 ans : règne d'Ur-Nammu qui fonde la 3ème dynastie d'Ur, ultime renaissance de la civilisation sumérienne. Ur-Nammu, se fait couronner "roi dUr, roi de Sumer et dAkkad" et rétablit lordre et la prospérité sur Sumer (-2108). Son autorité est fermement établie sur le pays sumérien, doù proviennent toutes les inscriptions, mais il nest pas certain quelle a dépassé Nippur vers le nord. Soucieux de justice, il promulgue le plus ancien code de lois connu : létalon monétaire (mine et sicle dargent), les poids et mesures (silà) sont standardisés. La veuve et lorphelin, les pauvres sont protégés. Les épouses le sont également contre leur renvoi pur et simple. Le viol de lesclave dun autre homme, le faux témoignage, la diffamation, les coups et blessures font lobjet dune compensation en argent-metal. -2000 ans : une vague d'envahisseurs Sémites et Elamites venus du Sud occupe une grande part de la Mésopotamie et fonde un vaste Empire qui s'étend de la côte de Syrie au Golfe Persique. C'est l'effondrement définitif de la puissance sumérienne et la destruction d'Ur. Art : d'imposants édifices religieux en brique et comprenant des ziggourats sont construits à Ur, Eridu, Nippur et Uruk. Les statues de Gudéa montrent un plus grand souci de réalisme chez le sculpteur que chez ses prédécesseurs (visage arrondi et la musculature des bras et des épaules). D'autres sculptures et bas-reliefs sont tout à fait statiques, sauf celles de figures hybrides d'hommes-animaux. Les plus vivantes sont de petites plaques de terre cuite représentant des fidèles procédant à des sacrifices d'animaux, des héros légendaires, des musiciens et même une femme allaitant un enfant. |
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| Reconstitution du temple Eninnu dédié au dieu Ningirsu (-2141/-2112 ans, Girsu, Irak) | |
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Ningirsu est un divinité agraire : son symbole est la bêche. Il est le dieu tutélaire de l'état de Lagash, son temple principal se trouvant dans la ville de Girsu (Tello). En tant que divinité tutélaire de Lagash, il est considéré comme le véritable roi du royaume. Selon des inscriptions figurant sur des cylindres ou les statues de Gudea, la décision est prise suite une série de rêves dans lesquels Ningirsu directement ou par le biais de sa sur, Nanshe, interprète des rêves réclame un temple à Gudea. Les inscriptions décrivent ensuite comment Gudea, après avoir fait régner la paix à Lagash, purifie la cité, délimite une enceinte sacrée et établit le plan du temple. Après avoir dessiné le moule à briques, il choisit une argile pure, purifie les fondations, fait la première brique, la porte sur sa tête et la pose. Puis les artisans, venus dÉlam et de Suse, poursuivent le chantier. On utilise les matériaux les plus précieux : cèdre, or, argent, porphyre, ce qui témoigne de la grande prospérité de la cité-État. En un an, lEninnu est achevé et Gudea peut clamer : « Le respect du temple emplit tout le pays ; la crainte quil impose habite létranger ; léclat de lEnninu couvre lunivers comme un manteau ! » |
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| Statues
de Gudea (-2140 ans, pierre, 62 cm, Musée du Louvre) |
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| C'est le prince "appelé" : il est toujours représenté de la même façon, en train de prier. Il porte un vase des eaux jaillissantes, il est le gardien de la fertilité. Son épaule est mise à nu et il porte un bonnet de laine rond. Le visage arrondi et la musculature des bras et des épaules montrent un plus grand souci de réalisme. | |
| La
dame à l'écharpe (-2140 ans, 17 cm, statuette en
chlorite, Musée du Louvre) |
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| Nombreux accessoires : vêtement en plusieurs couches. Elle prie. | |
| Têtes
d'homme (-2140/-2100 ans, Musée du Louvre) |
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| Statuette
de femme - La femme à l'aryballe (1) et Buste de femme (2) (-2140/- 2100 ans, Albâtre, Musée du Louvre) |
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| Statuettes de taureau androcéphale (1) et Gobelet à libation de Gudea, prince de Lagash (2) (-2120 ans, Chlorite, Tello, Irak, Musée du Louvre) | |
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| Statue de la déesse Narundi (-2100 ans, Suse, Iran, Calcaire, 109 cm, Musée du Louvre) | |
| Déposée dans un sanctuaire sur lAcropole de Suse en Iran, la déesse Narundi a été assimilée à celle dInanna/Ishtar, déesse mésopotamienne de lAmour et de la Guerre. | |
| Stèle dUr-Nammu (-2100 ans, 3 mètres, Musée de Philadelphie) | |
| Détail : la scène représente le roi faisant une libation devant le dieu-lune Nanna, divinité tutélaire de la ville d'Ur. Le dieu tient en main le bâton et le cercle, symboles de pouvoir, et peut-être un collier. On se servait pour les libation d'eau, de bière et de vin, d'huile ou du sang d'un animal sacrifié. | |
| Ur-Nammu devant le dieu Shamash (-2100 ans, Pierre) | |
| Ziggurat d'Ur (-2100/-2000 ans, 65 m x 43 mètres, Ur, Irak) | |
| Construite sous le règne d'Ur Nammu, elle se dressait sur quatre étages, le dernier surmonté d'un temple du dieu lune Nanna. | |
| Tête de dieu (1) et Femme à l'enfant (2) (-2100/-2000 ans, Terre cuite modelée, Musée du Louvre) | |
| Figure
d'Ur-Nammu le fondateur (-2100/-2000 ans, Bronze, 23,7 cm, Uruk,
Iraq, British Museum) |
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| Le roi est représenté portant un sac de terre servant à fabriquer des briques pour la construction du temple d'Uruk. L'inscription cunéiforme est une dédicace du roi à la déesse Inanna (Ishtar). | |
| Lion couché (-2093/-2004 ans, Cornaline, Suse, Iran, Musée du Louvre) | |
| Statue
d'Inanna (Ishtar) (-2000 ans, 29 cm, statue en argile, Musée
du Louvre) Déesse de la fécondité (gros ventre, seins) |
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| 7. Epoque Babylonienne | |
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-1894
ans à -900 ans : |
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| Temple
du dieu Marduk à Babylone (-1894/-1595 ans, 65 ou 100
m, Babylone, Irak, Epoque Amorrite) |
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| Le
temple est constitué du sanctuaire Esagil et de la ziggourat Etemenanki
(Tour
de Babel). Fonction de la ziggourat : religieuse (dérivé des temples des périodes archaïques reposant sur des plates formes. Etemenanki était rattachée au sanctuaire de l'Esagil, dédié au dieu tutélaire de Babylone, Marduk. L'édifice avait aussi un rôle durant la fête du Nouvel An, l'Akitu, qui avait un caractère religieux) ou cosmologique (le mot Etemenanki signifie "Maison du Fondement du Ciel et de la Terre", l'édifice établit un lien entre les hommes et les dieux). D'après l'Enuma Elish, l'Epopée de la Création, Babylone est le centre du monde, parce que celui-ci fut crée par Mardouk à l'endroit où est situé l'Esagil. L'édifice représenterait l'axe du monde. |
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| Statuette
d'homme agenouillé dit "l'Adorant de Larsa"
(-1793/-1749 ans, Bronze, argent, or, 20 cm, Larsa, Irak, Epoque Amorrite,
Musée du Louvre) |
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| Cette statuette de Larsa représente peut-être le roi Hammurabi (reconnaissable au bonnet royal) en prière pour le dieu Amurru, divinité incarnant le peuple amorrite. Elle représente un personnage un genou en terre qui semble prier. La petite vasque placée sur le socle, autrefois recouverte d'une feuille d'argent, devait recevoit de l'huile parfumée ou un autre liquide. Elle porte une dédicace au dieu Amurru, par un habitant de Larsa, Awil-Nannar, pour la vie de Hammurabi, roi de Babylone. Cet objet est postérieur à la conquète de Larsa par Hammourabi. Par ce geste, un habitant de la cité vaincue fait allégeance au nouveau souverain. | |
| Detail
d'une fresque dite "L'Ordonnateur de sacrifice" du palais de Zimri-Lim,
prince de Mari ( -1780 ans, Mari, Irak, Musée du
Louvre) |
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| Un personnage de grande taille (peut-être le roi) ouvre un cortège menant un taureau au sacrifice. | |
| Statues
du roi Hammurabi (-1760 ans, Diorite, Suse,
Irak, Epoque Amorrite, Musée du Louvre) Représentation de la vieillesse : joues creuses |
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| Stèle
du Code d'Hammurabi (-1750 ans, Basalte noir, 2,25 mètres,
Epoque Amorrite, Musée du Louvre) |
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| 3500 lignes de texte en cunéiforme régissant le commerce, la famille, l'esclavage, la propriété, les prix (à lire de droite à gauche, verticalement). Hammurabi priant (à gauche) est représenté avec le Dieu de la Justice Shamash (à droite), le roi recevant du dieu la mission de répandre l'ordre et la Justice dans le pays. | |
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Femme
nue sur un lit (-1750 ans, Terre cuite, Elam, Iran, Ashmolean
museum à Oxford)
Objet associé aux cérémonies du mariage sacré. |
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| Pendant
de collier (-1600/-1500 ans, Or, craie, 3.6 cm, Dilbat, Irak,
Metropolitan
Museum of Art de New York) |
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Portrait funéraire masculin (1) et féminin (2) (-1500 ans, Terre crue peinte, 24 cm, Suse, Iran, Musée du Louvre) |
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| Tête en ivoire (-1500/-1400 ans, Ivoire, Haft-Tepe, Iran) | |
| Façade (1) et Divinités féminine et masculine (2) du temple de la déesse Innana (-1440/-1380 ans, Brique moulée, Uruk, Irak, Epoque Kassite, Pergamon Museum à Berlin (1) et Musée de Bagdad(2)) | |
| Ziggourat
du palais du roi Kassite Kurigalzu I
(-1430 ans, Dûr-Kurigalzu près de Babylone, Irak, Epoque Kassite) |
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| Statuette
de porteur de chevreau (-1400 ans, Or, cuivre, 75 cm, Suse, Iran,
Musée du Louvre) |
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| Fragments
de coupe en verre mosaïque (-1350/-1250 ans, Tell-al-Rimah,
Irak, British Museum) |
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| Statue
de la reine Napirasu, épouse d'Untash-Napirisha (-1340/-1300
ans, Bronze et cuivre, 1,29 m, Suse, Iran, Musée du Louvre) |
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| Ziggourat
de Choga Zanbil construit par le roi Untash-Napirisha (-1340/-1300 ans,
Khouzistan, Iran) |
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| Kudurru
du roi Melishipak II (-1186/-1172 ans, Calcaire noir, 65 cm x
30 cm, Suse, Iran, Epoque Kassite, Musée du Louvre) |
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| Apparus
à l'époque de la dynastie kassite de Babylone, les kudurru
sont de petites stèles portant le texte d'une donation royale de
terres, comme ici celle accordée par le roi Meli-Shipak à
son fils Marduk-apla-iddina. Au sommet de la stèle, comme accrochées à la voûte céleste, se tiennent les divinités astrales : le croissant de Sîn, le dieu Lune, et l'astre radié de Shamash, le dieu Soleil, encadrent la déesse Ishtar, sous la forme de l'étoile figurant la planète Vénus. Elles accompagnent les dieux souverains qui régissent l'équilibre du monde. Les tiares (couronnes haute de forme cylindrique) à six rangs de cornes posées sur des autels sont ainsi les emblèmes d'Anu, le dieu du Ciel, et d'Enlil, le dieu de l'Air. Ils sont suivis de la tête de bélier et du poisson-chèvre, attributs d'Ea, le seigneur des Eaux douces, puis du symbole de la déesse de la Terre, Ninhursag. Au registre suivant sont établis les dieux guerriers, qui par leurs combats victorieux assurent la sauvegarde de l'ordre du monde : Nergal, symbolisé par une arme surmontant un dragon, Zababa par une arme à tête de rapace, et Ninurta par une arme à tête de lion. Juste en dessous se tient Marduk, le démiurge protecteur de Babylone, représenté par la bêche pointue et le dragon cornu. Il est accompagné de Nabû, le dieu des scribes, figuré par la tablette et le calame, et de Gula, déesse de la Médecine, sur son animal attribut, le chien. Au niveau du sol se trouvent les divinités responsables de la fertilité terrestre : s'y succèdent en effet le foudre et le taureau d'Adad, dieu de l'Orage, la lampe de Nushku, dieu du Feu, la charrue de Ningirsu, à l'origine dieu de l'Agriculture, ainsi que les oiseaux du couple divin kassite Shuqamuna et Shumalia. Enfin, rampant sous la surface du sol, toujours prêts à surgir, sont tapis le serpent et le scorpion, emblèmes des divinités chtoniennes des Enfers. |
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| Panneaux
de briques moulées du temple de Suse (-1150 ans, Argile
cuite, 1,35 m, Suse, Iran, Epoque Elamite, Musée du Louvre) |
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| Le
roi Elamite Shilhak-Inshushinak fit reconstruire les deux grands temples
de Suse. Un groupe constitué d'un homme-taureau protégeant
un palmier alterne avec une déesse Lama. L'homme-taureau, traditionnel gardien de porte dans les temples, allie le génie humain et la force du puissant bovidé). Son appartenance au monde divin est soulignée ici par le port d'une tiare à plusieurs rangs de cornes. Dans la mythologie mésopotamienne, ce personnage est l'acolyte du dieu-soleil, Shamash. Associé au palmier stylisé, il rappelle le rôle primordial du soleil sur la végétation. La déesse Lama, également considérée comme un être protecteur, garde les effigies de la famille royale. La divinité demeure figée, les bras levés, dans l'attitude caractéristique de la bénédiction. Ainsi, les fidèles étaient accueillis par des figures rassurantes, chargées de garantir la sérénité de la demeure divine et de la chapelle dynastique. |
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| 8. Epoque Assyrienne | |
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-900
ans à -612 ans : |
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| Représentation
de la vue d'Assur depuis le Tigre au nord-ouest |
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| Au premier plan se trouvent l'Esharra (temple le plus important de l'Assyrie dédié au culte du dieu national, Assur) et sa ziggurat ; au fond, les ziggurats du temple d'Anu et d'Adad. | |
| Roi Assurnazirpal II (bas-relief, Los Angeles County Museum of Art, Californie) | |
| Porte
de Balawat (-850 ans, 7 m de hauteur, British Musuem) |
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| Récit
de campagne militaire et scènes de chasse Détails : l'armée Assyrienne affronte l'armée de Hama ; le roi Salmanazar III visite les sources du Tigre. |
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| Ivoire néo-assyrien (1) (-850 ans, Ivoire, Metropolitan Museum de New York), panneau d'ivoire découpé avec sphinx ailé (2) | |
| Statuette du démon Pazuzu (Bronze, 15 cm, Irak, Musée du Louvre) | |
| Pazuzu appartient à ces divinités démoniaques du monde souterrain, dont la personnalité est parfois utilisée à des fins bénéfiques. L'inscription qui couvre le dos des ailes définit sa personnalité : "Moi, Pazuzu, fils de Hanpa, roi des mauvais esprits de l'air qui, des montagnes, violemment, en faisant rage, sort, je suis.". Pazuzu apparaît au Ier millénaire av. J.-C. sous cet aspect hybride : une créature à corps d'homme et à tête de "dragon-serpent" grimaçant qui tient à la fois du chien et du félin. Pazuzu est largement représenté dans l'art assyrien du Ier millénaire, que ce soit sur de nombreuses statuettes de bronze ou des amulettes protectrices : celles-ci étaient toujours réalisées dans des matériaux variés, modestes comme la terre cuite ou plus précieux, comme la stéatite ou le jaspe. À cette époque, les croyances et les pratiques magiques liées à la personnalité de ce démon prolifèrent. | |
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| Reconstitution du palais de Sargon II (-717/-705 ans, Dur-Sharrukin, Irak) | |
| Roi Sargon II et un dignitaire (-716/-713 ans, bas-relief du palais de Sargon II, Khorsabad, Musée du Louvre) | |
| Taureaux
ailés (-713/-706 ans, Khorsabad, Musée du Louvre) |
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| Ils
proviennent de la cité de Sargon II (palais de 10 ha de superficie).
Gardiens des seuils des portes, faisant partie de 2 kms de façade murale, ils ont les attributs divins : barbe et coiffe avec des cornes. |
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| Fresque (1) et reconstitution d'une peinture murale (2) du Palais de Ninive (-700 ans) | |
| Stèle figurant la déesse Ishtar (-700 ans, basalte, 1,22 m, Tell Ahmar, Syrie, Musée du Louvre) | |
| Cette stèle figurant la déesse Ishtar témoigne de l'art provincial de l'empire assyrien au sommet de sa puissance et de son expansion. Souvent représentée dans l'art du Proche-Orient, la déesse revêt ici un caractère guerrier, peu attesté sur des oeuvres monumentales telles que celle-ci. Déesse de l'amour et de la guerre, Ishtar est représentée ici sous sa forme virile et guerrière. Son costume asymétrique, constitué d'une tunique courte et d'un châle frangé oblique dégageant une jambe, est masculin. Il ressemble à celui que portent les génies ou les héros dompteurs de lion sur les reliefs des palais assyriens. | |
| Le Roi Assurbanipal chassant le lion, Scènes de chasse, Lionne blessée (-650 ans, British Museum) | |
| Retrouvés au Palais d'Assurbanipal en Irak (Ninive - Kuyunjik), ces bas-relief atteignent le summum de l'art des bas-reliefs assyriens, impressionnants de réalisme (notamment dans la représentation des mouvements). La lionne blessée pendant une chasse du roi montre la valeur physique et morale du roi qui surpasse le mal. | |
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| 9. Epoque Néo-Babylonienne | |
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-612
ans à -539 ans : |
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| Maquette de Babylone | |
| Nabuchodonosor II fait restaurer totalement les deux enceintes traditionnelles de Babylone sur une longueur d'environ 8 kms, lesquelles enserrent la surface batie de la cité. Puis il fait construire une seconde muraille externe d'environ 11 kms entourant une zone agricole qui pouvait contribuer au ravitaillement de Babylone en cas de siège. À la vieille ville, proche du fleuve et constituée de rues sinueuses et étroites, s'ajoutent, au nord est de la cité, des quartiers caractérisés par de grandes avenues se coupant à angles droit, dans une sorte de plan en damier. Les contrats de vente des maisons située sur ces axes de circulation appellent ces derniers "voie de passage du roi et des dieux". Il s'agit de grandes voies processionnelles. La plus célèbre est surnommée "Puisse l'ennemi arrogant ne pas réussir" et les dalles qui pavent le sol de cette rue sont au nom de Nabuchodonosor. | |
| Porte
d'Ishtar (-575 ans, briques polychromes, Babylone, Irak) Dragon, lion et taureaux passants |
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Lion
de la Voie Processionnelle (-575 ans,
Babylone, Musée du Louvre) |
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| Jardins
suspendus (Babylone,
Irak) Ont-ils vraiment existé ? |
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| Nabonide face aux symboles de Sin (lune), de Shamash (soleil) et d'Ishtar (Vénus) (-556 ans) | |
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| 10. Epoque Perse | |
| -539
ans à -331 ans : -700 : les Perses (envahisseurs indo-européens) s'établissent dans la région sous domination des Mèdes. Une dynastie émerge avec le règne de Cyrus. -539 : prise de Babylone par le roi Cyrus II le Grand et fondation de l'Empire perse. Il ne gouverne pas son gigantesque empire par la cruauté comme le firent les Assyriens, bien au contraire, tout son règne se caractérise par une politique de tolérance et d'intégration envers les divers peuples qui composèrent son nouvel empire. Il fonde la capitale Pasargades. -522 ans : règne de Darius I. Il démarre d'importants travaux de construction à Suse (terrasses, un apadana, un palais, des maisons, une porte monumentale) et décide de construire une nouvelle capitale Parsa (Persépolis en grec) pour symboliser la puissance des souverains Achéménides. -331 : prise de Babylone par Alexandre le Grand Art : grandeur extraordinaire des bâtiments, le luxe de la décoration et dans la combinaison d'éléments empruntés aux peuples conquis. Les chapiteaux des colonnes traduisent à eux seuls l'originalité de l'art perse : ils sont constitués de deux demi-chevaux (ou taureaux) adossés sous forme de protomes. L'art achéménide est principalement un art de cour, axé sur la glorification du monarque. Mais là où chez les Assyriens, par exemple, les palais s'ornent de cruelles scènes de guerre et de chasse, chez les Achéménides, on trouvera de paisibles processions des peuples tributaires ou des lions majestueux sans expression de férocité, comme à Suse. |
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| Palais de Pasargades (-546/-530 ans, Iran) | |
| 1. Palais résidentiel / 2. Terrasse fortifiée de Tall-e Takht : Cyrus construisit cette plateforme en -547 mais n'eut pas le temps de bâtir dessus. On ignore donc s'il voulait en faire une résidence ou une citadelle. | |
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| Cylindre
de Cyrus (-539 ans, argile, British Museum) |
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| Après sa prise de Babylone, Cyrus a publié une déclaration, inscrite sur un cylindre d'argile et contenant une description de ses victoires et actes compatissants, aussi bien qu'une documentation de sa lignée royale. Le cylindre décrète les thèmes normaux de la règle persane : tolérance religieuse, abolition de l'esclavage, liberté du choix de profession et expansion de l'empire. Ce cylindre est souvent mentionné comme la « première charte des droits de l'homme ». En 1971, l'ONU l'a traduit dans toutes ses langues officielles. | |
| Tombeau de Cyrus (-529 ans, Pasargades, Iran) | |
| Roi Darius I (-522 ans) | |
| Frise
des archers (1) Panneau aux sphinx (2) Taureau ailé (3) Frise des lions (4) (-522/-486 ans, Briques siliceuses à glaçure, Suse, Iran, Musée du Louvre) |
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| 1.
Lance aux pieds, vêtements colorés, personnages en procession,
de profil mais avec l'il de face. 2. Dans le panneau aux sphinx, cette tête sereine semble inspirée du modèle royal. Elle adopte le stéréotype de tous les visages représentés sur les reliefs de briques à Suse puis de pierre à Persépolis. On y retrouve la régularité du visage de Darius tel qu'il est représenté sur d'autres monuments. Ce canon royal, plus idéalisé que réel, est appliqué à tous comme une preuve de la grandeur de l'empire. Ces sphinx sont donc à la fois l'émanation de la personne royale et de divinités protectrices. 3. Image de force et de puissance, de protection et de défense, le taureau susien personnifie l'autorité royale. |
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| Palais de Persépolis (-518 ans, colonnes de 20-30 mètres de haut) | |
| Le
bas-relief représente les Mèdes, les Perses et leurs assujettis
(Lydiens, Scythes). Lances aux pieds des Perses, en procession. |
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Lion
chassant un taureau (-518 ans)
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| Chapiteau
d'une colonne de la salle d'audiences (Apadana) du Palais de Persépolis
(-510 ans, Calcaire, Suse, Iran, Musée du Louvre) |
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| Anse de vase en forme de bouquetin ailé dont les pattes reposent sur un masque de Silène (-400 ans, Argent partiellement doré, 27 cm, Musée du Louvre) | |
| Parure
de perles
(-350 ans, Agate, Suse, Iran, Musée du Louvre) |
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Crédit
Textes et Photos :
www.louvre.fr / www.metmuseum.org / www.insecula.com / www.baghdadmuseum.org / www.imj.org.il / www.thebritishmuseum.ac.uk / fr.wikipedia.org |
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